Caresses des mots

Ce matin, des pieds sans vie habillent mes jambes, une invitation à s'asseoir, juste là...Les pieds dans la poussière parfumée de roses huilées. Une femme sans nom, pauvre, épurée de toutes enclaves égotiques, les sens dénudés de trop d'étoffes, la vérité s'anime ! La perfection assise sur l'imperfection. Tout est blanc en la prosternation des sens,l'Originel s'enivre du silence naissant de mes entrailles. Le repos, tout est doux, chaque sens imbibé par l'esprit, le corps s'active, l'oreille du cœur se déploie, l'enseignement est un sublime paillasson sur lequel s’essuie les pieds de l'âme, un pain de silence.

Alors...vous assis sur le banc du pauvre, juste là...les pieds dans la poussière, laissez-vous caresser par les mots, l'âme entend ce que vous n'entendez pas, voit ce que vous ne voyez pas.

Retirez-vous, exposez-vous à l'enseignement choisi, laissez-vous fondre sur la langue de Dieu, à la lecture de ces quelques miettes de silence.

Tout ce qui naît en l'âme

est le linceul de l’ego.

L'homme n'est que faiblesse,

il est né pour fléchir.

L'homme s'il est appauvri de Dieu

est stérile.

Car Il est sans nous,

ce que nous ne sommes pas

sans lui.